Registre des locations touristiques : ce qui change après la décision de la Cour suprême et comment cela affecte les propriétaires et les voyageurs
Carmen Duran - 12 Juin 2026 - Actualités Pure Living
Carmen Duran - 12 Juin 2026 - Actualités Pure Living

Si vous avez récemment entendu parler du registre des locations touristiques et que vous vous demandez ce que signifie réellement la décision de la Cour suprême espagnole, vous n’êtes pas le seul. Ces dernières semaines, propriétaires, investisseurs, gestionnaires de locations de vacances et même voyageurs se sont interrogés sur l’avenir d’une réglementation qui avait généré une charge administrative importante pour une grande partie du secteur touristique.
Cette décision a fait les gros titres et suscité une certaine confusion. Pourtant, il convient d’analyser la situation avec calme. L’annulation du registre des locations touristiques ne signifie pas la disparition des logements touristiques ni la fin de la réglementation des locations de vacances. Elle n’entraîne pas non plus de changements immédiats pour les voyageurs ayant déjà réservé ni pour les propriétaires qui gèrent leurs biens de manière professionnelle.
Dans cet article, les experts réglementaires de Pure Living Rentals expliquent ce qui s’est passé, quelles pourraient être les conséquences de cette décision et quelles sont les principales questions soulevées autour du registre des locations touristiques.
Le registre des locations touristiques était une initiative du gouvernement espagnol visant à créer un système national unique d’identification des logements destinés à la location de courte durée.
Son objectif était de centraliser les informations relatives aux biens proposés sur les plateformes numériques et de renforcer les mécanismes de contrôle de ce type d’hébergement.
Toutefois, la Cour suprême a annulé le décret royal qui régissait ce système, estimant qu’il empiétait sur les compétences des communautés autonomes.
Il est important de préciser que ce registre des locations touristiques ne doit pas être confondu avec les licences touristiques régionales, qui restent pleinement en vigueur et demeurent obligatoires lorsque la réglementation locale l’exige.

Non.
C’est probablement la question la plus fréquemment posée depuis l’annonce de la décision judiciaire.
L’annulation du registre des locations touristiques ne supprime ni les obligations légales des propriétaires ni les réglementations régionales applicables aux logements touristiques.
Les biens restent soumis à :
En d’autres termes, le marché de la location de vacances continue de fonctionner normalement.
Pour de nombreux propriétaires, la disparition du registre des locations touristiques signifie avant tout l’abandon d’une nouvelle obligation administrative qui venait s’ajouter à celles déjà existantes.
Ces dernières années, le secteur a régulièrement dénoncé la complexité croissante des réglementations auxquelles sont confrontés les professionnels de la location saisonnière.
L’annulation de cette réglementation supprime donc, pour le moment, l’obligation de s’inscrire dans un système national supplémentaire.
Cependant, elle ouvre également une période d’incertitude réglementaire.
Tout indique que les autorités chercheront de nouvelles solutions pour encadrer le secteur, ce qui pourrait conduire à l’apparition de nouvelles propositions liées au registre des locations touristiques dans les mois ou années à venir.
Dans des destinations comme Marbella, où une grande partie du marché est constituée de villas et de propriétés haut de gamme, l’impact pratique reste limité.
Les propriétaires qui travaillent avec des gestionnaires professionnels tels que Pure Living Rentals appliquent déjà des procédures rigoureuses en matière de conformité réglementaire, de gestion documentaire et de service client.
Comme l’explique Javier Nieto, CEO de Pure Living Rentals: « Les clients internationaux accordent une importance particulière au professionnalisme et à la transparence. Au-delà des évolutions réglementaires, l’essentiel est que les propriétés soient correctement gérées, respectent la législation en vigueur et offrent une expérience irréprochable aux voyageurs. »
Pour cette raison, la disparition du registre des locations touristiques ne modifie ni le fonctionnement quotidien des villas de luxe ni la qualité des services proposés aux clients.
La réponse est simple : non.
Les voyageurs ayant réservé une villa ou un logement touristique peuvent continuer à voyager normalement.
L’annulation du registre des locations touristiques n’affecte pas les réservations existantes ni les services fournis pendant le séjour.
Les procédures de check-in, l’assistance aux clients, la maintenance des propriétés ou les services de conciergerie continuent exactement comme auparavant.
Pour le visiteur international, ce changement est pratiquement imperceptible.
Parallèlement à la décision de la Cour suprême, la Commission européenne a ouvert une procédure d’infraction contre l’Espagne concernant son système d’enregistrement des voyageurs.
L’Association des Hôteliers de la Costa del Sol (AEHCOS) considère cette décision comme une confirmation des préoccupations exprimées depuis plusieurs années par le secteur touristique.
Selon l’association, la réglementation actuelle impose la collecte d’un volume considérable d’informations sur les voyageurs, entraînant des coûts opérationnels supplémentaires, une insécurité juridique et des préoccupations liées à la protection des données personnelles.
AEHCOS a demandé l’abrogation de cette réglementation et l’ouverture d’un dialogue permettant de concevoir des systèmes plus efficaces, proportionnés et compatibles avec la législation européenne.
Bien que cette question soit distincte du registre des locations touristiques, les deux dossiers reflètent un débat de plus en plus présent : comment concilier sécurité, protection de la vie privée, compétitivité et simplification administrative.

Non. L’annulation du registre des locations touristiques n’oblige aucune propriété exploitée légalement à cesser son activité.
Oui. La location saisonnière reste parfaitement légale à condition de respecter la réglementation applicable.
Oui. Les licences et registres régionaux demeurent pleinement en vigueur.
Très probablement. La réglementation des locations touristiques continue d’évoluer et de nouveaux modèles pourraient voir le jour dans les prochaines années.
Non. Les voyageurs peuvent maintenir leurs projets de voyage en toute sérénité.
Oui. La décision concernant le registre des locations touristiques ne supprime pas automatiquement les autres obligations légales existantes.
La décision de la Cour suprême ne met pas fin au débat autour du registre des locations touristiques ; elle ouvre au contraire une nouvelle étape.
Propriétaires, gestionnaires, hôteliers et administrations s’accordent sur la nécessité de disposer d’un cadre réglementaire clair, stable et adapté à la réalité opérationnelle du secteur.
La sécurité juridique sera l’un des éléments essentiels pour préserver la compétitivité de destinations telles que Marbella, où la location de vacances de qualité joue un rôle majeur dans l’offre touristique.
En attendant, les propriétaires peuvent continuer à exercer normalement leur activité et les voyageurs à profiter de leur séjour sans changement significatif.
Au-delà des titres de presse et des débats réglementaires, le message principal est simple : l’annulation du registre des locations touristiques ne modifie pas le fonctionnement quotidien du marché de la location de vacances et n’affecte pas les réservations des voyageurs.
Pour les propriétaires, elle supprime une obligation supplémentaire qui avait généré des coûts et des incertitudes. Pour les voyageurs, l’expérience reste exactement la même.